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15 janvier 2011

TINTIN AU CONGO (I) - Le boa et les funérailles.

Durant mon dernier séjour en RDC (Royaume Déliquescent du Congo, d'après mon camarade Fred qui y a bossé pendant 6 ans -pour les dénominations officielles, voir le post précédent-), une petite anecdote.

Un de nos collaborateurs locaux (par ailleurs extraordinairement brillant intellectuellement et efficace à faire rougir un Suisse) me semble avoir l'air un peu chagriné.

Il apparait qu'il est un peu embêté de n'avoir pu aller au funérailles (au village) d'un parent de 20 ans.

Renseignements pris, le parent avait effectivement 20 ans, était joueur de rugby et semblait plutôt costaud, mais néanmoins  il finit mort étouffé par un boa constrictor.

Tout est bien qui finit bien : les flics ayant été appelés, ont retrouvé le  serpent meurtrier et l'ont tué.

La viande du boa a été dûment partagée entre les flics et la famille (half en half, dit-on en lingalabrusselleir).

Question à 10076,74 balles (CFA/RWA/BUR/ comme vous voulez), que croyez vous qu'on aie mangé au repas de funérailles?

LE BOA!

(du moins la moitié laissée par les flics)


:)

TINTIN AU CONGO (0) début d'une saga aussi longue que celle des pingouins...

En séjour récemment pour raisons professionnelles en RDC (précédemment Zaïre - précédemment Congo belge - avant cela appelé : Congo Léopoldville  - par opposition au Congo Brazzaville-), plus précisément dans l'est de ce grand pays, j'ai accumulé une série d'anecdotes qui vous changeront un peu de mes tranches de vies ouest-africaines...

Ceci était une bande annonce, un "trailer" comme on dit maintenant.

Demain, premier épisode : "Le boa et le repas de funérailles..."

PS : le 0 dans le titre est un anachronisme, les Romains ne le connaissaient pas (ils sont fous ces Romains!). Demain, avec le premier épisode, on part à I (ça les Romains connaissaient)

22 mai 2009

SAGESSE AFRICAINE (XXXII)

Le serpent dit : je grimpe sur un arbre et je n'ai pas de bras.

(RDC)

18 février 2006

BESTIOLES ET TAS DE BOIS (2)

(illustration) On vous parlait, dans une livraison précédente, des commerces informels de bois de chauffe en mileu urbain Ouagalais et des immigrants indésirables (serpent, scorpions, termites...) dont ils provoquent l'arrivée en ville. Pour ceux d'entre vous dont l'imagination déficiente (ou la paresse d'esprit) ne permettrait pas de se représenter avec précision ce dont il s'agit, nous avons pris ce cliché à 100 m de la villa...

17 février 2006

BESTIOLES ET TAS DE BOIS

Nous lisions l'autre jour dans un journal local une diatribe contre la prolifération anarchique en ville (lisez : Ouagadougou) de commerces informels de bois de chauffe. L'auteur de l'article accusait lesdits commerces de contrecarrer les méritoires efforts de la mairie pour assainir un tant soit peu la ville et tenter d'améliorer le niveau d'hygiène général (fort bas, il faut le reconnaître). Pour faire bref, les tas de bois importés en ville à partir de la brousse étaient accusés de favoriser la prolifération d'insectes, rongeurs et reptiles nuisibles. On lit l'article, mais comme eût dit Chirac : "ça nous en bouge une sans toucher l'autre", d'autant que, lorsqu'il s'agit de critiquer un pouvoir en place, fût-il municipal, la presse d'opposition a tendance à en remettre une louche et à ne pas y aller avec le dos de la cuiller. Révision légère de notre indifférence (épisode 1) : Adama, notre piscinier s'excuse ce matin de ne pas être venu travailler hier, son pied ne lui permettant pas de marcher après qu'il se soit fait piquer par un scorpion en passant devant un tas de bois... Légère révision de notre indifférence (épisode 2) : en passant ce matin devant le commerce de bois sis à 100m de la villa avec notre copain Mahdi, nous étonnant de la terre fraîchement remuée et de la réorganisation manifeste des tas de branches, Mahdi nous explique qu'il a bien fallu assainir un peu, les voisins se plaignant de la prolifération de serpents. Dans les trois derniers jours, les clients du maquis d'en face ont dû en tuer quatre dont deux fort petits mais mortels. On décide de ne plus rire de la presse d'opposition et de regarder où on marche près des tas de bois. NE PANIQUEZ PAS : on a pas encore rencontré personnellement une bestiole venimeuse à Ouaga (mis à part les moustiques, et encore...).